Samedi 12 janvier 2008
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Poète maudit, mal reconnu de son vivant ; vie chaotique entre littérature et aventure. Ses vers sont pourtant à l'aube de
toute la poésie moderne contemporaine.
"Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;
Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vaste que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !"
"Hystérique la houle à l'assaut des récifs"
"Qui courait taché de lunules électriques"
"Je ne puis plus, baigné de vos langeurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons"
EXTRAITS du Bateau ivre...
"J'ai appelé les bourreaux, pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang."
"Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué des bons tours à la folie."
EXTRAITS d'une saison en enfer
Par BRAIDA
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Publié dans : L'AVENEMENT DU GENRE...19°
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Samedi 12 janvier 2008
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15:57
A la gloire de Rimbaud, Lorand Gaspar et les autres,
Les inconnus, les oubliés, les mal aimés, paumés, égarés
Dans les rues entre chien et loup
Dans l'atmosphère tiède de fin d'été
Juste à l'angle d'une rue et d'un bar
Musique catalane
Mais regrets parisiens
Il dit : "Des peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus forte que l'alcool, plus vaste que nos lyres,
Fermentent les douceurs amères de l'amour".
Il entre, paye un café
La vie reprend
Entre vents et vents
Souffle ardent des rivages de la carrer del Masnou
Le regard n'est pas loin.
L'amour évanescent
Il le sait
Parle pour ne pas l'entendre
La nuit est tombée.
(la suite sera proche)
Par BRAIDA
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Publié dans : Hommage à Rimbaud
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Vendredi 11 janvier 2008
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14:33
Dans la lueur du soir
Glauque et pâle
Des bars
Barcelone
S'étale
Immense
Tentaculaire
Ivre de vie et de vent
Venir
Vers elle
Oublier
Les chants rebelles, irréels,
Rester
Méler l'âme
Au comptoir des marins catalans hurlant des mots d'amour
Des mojitos glacés aux lèvres jusqu'au levant.
Par BRAIDA
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Publié dans : ECRITS LIBRES
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Mardi 8 janvier 2008
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18:16
Lumière grise et ambrée
Reflets filtrés
Le clair de soleil se fond dans la plume
Pastels de camaieux gris et or tamisé
Par BRAIDA
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Publié dans : Bonne humeur
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Mardi 8 janvier 2008
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18:13
Quand on a retiré l'ombre et les virgules,
Il reste la mer.
12/ 1999
Fiel de lune
Laine de ciel
Terre de plume
12 / 1999
La vague avance
Elle déferle
Par BRAIDA
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Publié dans : ECRITS LIBRES
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Lundi 7 janvier 2008
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10:43
Brebis galeuses
Galiléennes
A travers la voie
Lactée des forêts ancestrales
Plongez dans l'univers fourbe et doux de la voute nuageuse.
Laissez vous porter.
Allez
Allez
Portez la bonne nouvelle aux égarés.
Rendez leur le calme et la sérénité.
Par BRAIDA
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Publié dans : ECRITS LIBRES
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Dimanche 6 janvier 2008
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20:18
Coeur romantique, coquelicots
des champs,
Rire symphonique
Au soleil couchant
Pâle lueur sous la lune
endormie.
Coeur de poussière
Le monde entier sourit
sous l'oeil lucide de la mer
Par BRAIDA
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Publié dans : ECRITS LIBRES
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Dimanche 6 janvier 2008
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Impressions diffuses
Vapeurs d'émotions
De pénétrer sans passerelle ni
retard dans la vie d'un Autre ;
bribes de conversation
rires spontanés
Bonheur manifeste
Mais le lien est éphémère, fugace.
La parenthèse refermée tant
d'interrogations subsistent encore.
Par BRAIDA
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Publié dans : ECRITS LIBRES
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Vendredi 21 décembre 2007
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16:32
Eluard n'est pas un doux rêveur ; engagé dans la Résistance, il participe au grand mouvement qui submerge la poésie française. Poésie et
Vérité, publié en 1942 s'ouvre sur un hymne à la liberté qui est l'un des chefs d'oeuvre de la guerre.
Si tous les poètes retrouvaient cet engagement ... actif et authentique, concret...
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom
Sur la junge et le désert
Sur les nids, sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azue
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique j'écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunies
J'écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenirs
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté
Poésie et Vérité, 1942