A Arthur Lopez

Publié le par Océane


Fibre d'inconstance latente tendue
Sourdement entre les rets de l'âme
J'infère le préambule d'un passé perdu
Persistant patiemment à panser la trame

Je change ! La flamme attise l'ambition
La larme attriste l'émotion, la lame trace
L'aspect, je suis la proie de la passion
Je suis les voies de l'action, je passe

Je suis l'antre de l'oubli, l'astre irradié par le sang
L'ombre purifiée de concrétions sensibles
L'âtre en quête de sibilations frémissantes
Je suis le chant perverti, le songeur impassible

J'oppresse le sens, j'agresse le temps
Cessant de prier je transpire l'indécence
Crachant sans céder, j'abreuve l'étang
Des ans, je tresse les blancs de ma conscience

J'accule mon ombre vers des sentiers sombres
Vers les délétères voies aporétiques
Je change ! je vais sans reflet fondre
Mon être dans la fidèle voix poétique


                       Merci pour ton texte

Publié dans Hommage à Rimbaud

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